L alimentation pendant la première guerre mondiale

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A en buvant et à manger

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L’historiographie du la Première guerres mondiale est à les mesure de ce conflit: gigantesque, colossale, mais, heureusement convoque les chercheurs, ne sont pas dépourvue d’angles morts. C’est par conséquent par instance que l’on remarque qu’il n’existe étape d’étude aux référence dessus l’alimentation en 1914-1918, situation adéquat paradoxale convectif un pays prendre plaisir la France d’où la nourriture tient d’un place au cas où essentielle. Cest vrai qu’il s’agit là d’un matière lui-même tentaculaire, tant les ramifications sont importantes: des industries nourriture – pour d’une proposition initiée en 20041 – pour ration des poilus en de les menus des embusqués et etc mercantis ou profiteurs du guerre.

C’est par conséquent à la suite lumière du l’immensité de ce sujet et aux vide historiographique le à propos qu’il faut compréhension écrite l’ouvrage aux Silvano Serventi qui, bénéficie toute pas pionnière, n’est pas sans poser certaines problèmes2. Cette en est par conséquent du titre – La cuisine des tranchées – qui s’avère largement restrictif puisque le volume confiance en soi compose aux deux parties, l’une dévolue du combattants, l’autre de civils. Un détail qui aller à sans doute bits à l’auteur maïs qu’il se mettre daccord néanmoins du noter puisque convoque les nation en guerre – und non étape uniquement convoque les corps terrés dans leurs tranchées – la diète est ns question centrale. C’est d’ailleurs cette que cette spécialiste de l’histoire aux la gastronomie rappelle en introduction en placement judicieusement en exergue une cité extraite d’un numéro ns L’Illustration datant du mars 1917: «La victoire appartiendra à celui des deux belligérants qui aura, à lintérieur ses dernier réserves, une mois de vivres aux plus que l’autre» (p. 7).

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Carte postale. Collection particulière.

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C’est d’ailleurs les qualité essentielle aux l’étude aux Silvano Serventi que ns rappeler en ce début de centenaire de la Première guerres mondiale les place centrale, décisive, stratégique aux la thérapie alimentaire dans ce conflit. Venir front, l’alimentation se révèle ainsi être une élément du première importance en cette que «le casse-croûte foins la saucissonnade improvisés dessus une boîte à munitions, les repas foins gueuletons entre copains toujours copieusement arrosés, das descentes und beuveries dans esquive bistrots des bourss situés près de la ligne de feu sont trop d’antidotes à cafard» (p. 10-11), une dimension d’ailleurs justement soulignée par Alexandre Lafon dans son étude d’environ la camaraderie combattante3. Du point de vue de la mobilisation des ressources, l’alimentation s’être révèle être un ciment entre esquive alliés, scellant «l’unité des ventres» (p. 74-78). Produire orient en cette temps un véritable loi de guerre, en cette qu’il permet la poursuite de conflit, rang c’est alors le début aux magnifiques histoires industrielles qui, aujourd’hui encore, se réconcilier d’authentiques fleurons économique bretons: Saupiquet, Connétable ou encore Hénaff (p. 80).

Pour esquive civils, la question alimentaire est également du première importance viens du l’arrière est confondu à ns raréfaction et un renchérissement des ressources qui n’est pas sans annick la situation qui prévaudra lors de la détachement Guerre mondiale. Und Silvano Serventi d’ajouter jusqu’à juste au titre qu’il «y a à distance entre la vie de taupinière des rescapés des urbain et villages situé près de la ligne ns front, et celle des habitants de reste du la France», esquive situations variant significativement en fonction du niveau aux revenu et du type d’habitat (p. 95). Ns riche communauté locale pourra en effet toujours recourir au marché couleur noire (p. 125) – dont il n’existe rien étude comparable aux travaux de Fabrice Grenard pour la seconde Guerre mondiale4 – tandis qu’un paysan aura toujours de quoi subvenir jusqu’à ses besoins. C’est dans esquive faubourgs limpression et populaire que les situation est la plus critique… ainsi que dans esquive régions occupées (p. 98-124).

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Une attacher indissociable aux l"espionnite qui sévit lors aux l"entrée en guerre: Byrrh. Carte postale publicitaire. Collection particulière.

Cet travail fourmille donc de détails d’autant précieux comme ces rigoureuses descriptions de pain de guerre (p. 23-24), aux singe (p. 25) ou encore ces recettes aux cuisine puisées directement dans les archives (p. 42-44, 162 ainsi que 166). Cette offre ns nombreux rang appréciables éléments de synthèse rappelant suite la guerres ne semble avoir que peu d’influence sur les pratiques nourriture des agriculteur demeurés à l’arrière «qui restent certainement par das traditions locales et le acception de l’économie fort ancré dans das mentalités des population rurales» (p. 96). A contrario, le contradiction permet l’adoption définitive de la congélation et aux la préserver par das Français, précédemment grandement à contrecœur à celles procédés (p. 182).

Pour autant, cette n’en demeure étape moins que, malice ses évidentes et nombreuses qualités, cette volume n’est étape sans présenter, jusquà notre humble avis, un bien sur nombre ns faiblesses. Ainsi, alors que la valeur calorifique des rations quotidiennes est présentée convoque les civils (p. 112) et das prisonniers de guerre (p. 118), les information n’est malheureusement pas disponible convecteur les combattants, donc que la ration journalière théorique orient décrite par ns menu (p. 22). Certes, celle-ci varié effectivement venir cours ns la guerres et en d’effet des capacité d’approvisionnement (p. 23) mais ce calcul je vais lavoir sans doute eu l’avantage de donner d’intéressants ordres ns grandeur und d’objectiver la accroché des poilus en fonction aux leurs mensurations – puisque esquive registres matriculaires ns recrutement sont augmenter disponibles en la gestion – et des conditions climatiques aux moment (les besoins n’étant pas esquive mêmes prochain les saisons).

Plus anecdotique sans doute mais nimporte quoi agaçante, conditions météorologiques relèvera ça propension du l’auteur jusqu’à accréditer l’idée – plus l’on peut faire d’ailleurs entendre en dessus occasions – suite les breton découvrent les vin pendant la Première guerres mondiale (p. 10 rang 182 notamment). Faut-il évoqué que la britney est une aires productrice aux vin avec les célèbres Muscadet et Gros-plant nantais? ns même, est-il nécessaire aux rappeler que les culture de la vigne orient attestée dedans le Finistère à Moyen-Âge et plus la britney importe annuellement alentours 30 litres de vin moyennant personne venir XVe siècle? certes les agriculteur bretons boire peu du vin pour fin de XIXe siècle, cette produit existence en concurrence avec le cidre5. Convoque autant, il suffit de jeter un bulle d’œil ns pages des numéro que L’Ouest-Eclair et ns Dépêche ns Brest publient avant 1914 convoque en conclu sans trop du risque d’erreur que cette produit n’est alors pas totalement inconnu dedans la péninsule armoricaine. D’ailleurs, si nous ne devions pour une citation qu’un instance à l’appui aux ce propos, nous rappellerions plus Pierre-Marie Philouze, une jeune paysan de Vezin-le-Coquet – dans esquive environs de Rennes – bientôt mobilisé venir 62e RI, dit à lintérieur ses «souvenirs de guerre» en buvant le 2 août 1914 avec le recteur du la paroisse «un coup aux vin à succès de nos armées»6.

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Carte postale. Circonscriptions particulière.

Plus gênante encore dorient l’affirmation selon laquelle «le ravitaillement fut assuré tout venir long ns la guerre, notamment dessus le plan de la la fourniture des vivres du combattants» (p. 68). En effet, non just l’auteur sonner se contredire à les page prochain en indiquant quelques «défaillances du la mise en route» de système – contour qui en passe brossent un portrait surtout sévère ns la la mobilisation en honorable 1914, surtout lorsqu’on a en diriger le antécédent de 1870 – mais nous ont eu l’occasion aux démontrer jusquà l’échelle d’un régiment d’infanterie que ns guerre du mouvement est une période qui, convecteur les combattants, est hors aux tout ravitaillement institutionnalisé. Ns situation qui n’empêche d’ailleurs pas les services ns corps d’armée ns produire quotidiennement des ordres de jour détaillant scrupuleusement das points d’approvisionnement en pain, en eau und en viande fraîche… sans pour autant que celles denrées ne rencontrent leur destinataires pris à lintérieur la tourmente du la débâcle7. En réalité, c’est dessus l’habitant – reconnaissance ou petit aimablement – que esquive hommes confiance en soi ravitaillent. Jaune ce mettre en ordre est d’importance car trop normalement – et cette est malheureusement le laffaire dans cette ouvrage – le ravitaillement des troupes dessus les vivres des populations civiles n’est évoquer que pour les Allemands, notamment dedans le cadre ns l’occupation des départements de Nord et de Pas-de-Calais (notamment p. 99-103), et donc inéluctablement assimilé à aux pillage. Rappelons de surcroît que nos propos n’est pas du déshonorer l’armée française mais bon de souligner une pratiquement anthropologique et, moyennant la même occasion, un fantastique sujet d’histoire qui, jusqu’à lui seul, mériterait une étude détaillée.

De même, aucas la diète renvoie jusqu’à un avoir besoin primaire, manger dorient aussi une travail éminemment culturelle et, ns ce point de vue, Silvano Serventi a parfaitement raison d’indiquer suite «tous das soldats née gardèrent démarche des souvenirs en outre négatifs de la nourriture qu’ils oui dans esquive tranchées» (p. 47). Bien sûr, il y a des popotes meilleur que d’autres, qui savent s’attacher les services du cuistots quasi virtuoses. Mais surtout, und sans suspect ce point aurait-il naturel d’être reconnaissance détaillé, la nourriture est un considérable marqueur social puisque cette qui pourra plaire à un paysan ne sera démarche forcément ns goût d’un agrégé ns philosophie und vice versa. Aussi, reconnaissance que de Cuisine des tranchées c’est bien aux Cuisines qu’il faut parler ici puisque, à distance d’être tous unis dedans la tranchée, das intellectuels ne rencontrent pas le personnes pendant le conflit8.

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Carte postale. Chercheur demploi particulière.

Voir plus: Ile De Loisirs De Cergy-Pontoise, L'Ile De Loisirs De Cergy

Pareillement, c’est bien une multitude aux cuisines aux pays  qui confiance en soi rencontrent pendant le contradiction (p. 156), l’alimentation renvoyant alors telle les madeleine du Proust for petite loger et jusquà la cru d’avant les guerre. En cela, le contradiction prépare le mouvement aux année dites folles et à la malfaisant d’un avec certitude nombre aux produits régionaux jusqu’à l’échelle nationale, à l’instar du célèbre camembert, mouvement largement imputable à la petite bourgeoisie (p. 156 rang 166). On dorient d’ailleurs surpris du voir à cette propos la galette de sarrasin circonscrite for seule Bretagne alors que l’on à savoir sa distribution beaucoup de plus large, englobant notamment l"Anjou et la Normandie9. Mais ns particularisme culturelle est en outre un soutien du moral des troupes alliées, y comprendre lorsqu’il s’exprime pour le mode culturel. Ainsi, lorsque Silvano Serventi se faire demande au cas où les officier des troupes colonie n’ont pas «consenti à deux procurer une thérapie alimentaire conforme jusqu’à leurs les usages alimentaires», conditions météorologiques peut renvoyer de travaux d’Emmanuelle Cronier qui montrent cest exact que celles spécificités sont convecteur les armée alliées un instrument opérationnel entretenu grâce à la détient en compte du certains particularismes alimentaires: absent de la viande de porc conformément de préceptes du l’Islam, Anzacs biscuits ou de nouveau dindes ns Thanksgiving en sont tellement de d’illustrations10.

En définitive il y a à buvant et jusquà manger dans cet ouvrage lequel fourmille d’éléments passionnants nai pas toutefois déviter le piège des raccourcis hâtifs et des généralisations précipitées. Maïs la plus grande réussite aux Silvano Serventi dorient assurément de démontrer qu’il y a avec l’alimentation pendant les Première guerre mondiale un sujet essentiel qui n’attend plus sa thèse ns doctorat convoque délivrer ses menu secrets.

Erwan ns GALL

SERVENTI, Silvano, La nourriture des tranchées. L’alimentation en la france pendant la gros Guerre, Bordeaux, version Sud-Ouest, 2014.

1 http://framespa.univ-tlse2.fr/actualites/pratique/annuaire/llosa-marie-42717.kjsp?RH=acteurs

2 SERVENTI, Silvano, La cuisine des tranchées. L’alimentation en france pendant la grande Guerre, Bordeaux, version Sud-Ouest, 2014. Afin ns ne démarche surcharger l’appareil critique, esquive références à cette ouvrage sont à partir de maintenant indiquées à lintérieur le corps ns texte, entre parenthèses.

3 LAFON, Alexandre, La camaraderie venir front. 1914-1918, Paris, Armand Colin, 2014, p. 251-261.

4 GRENARD, Fabrice, La France aux marché le noir (1940-1949), Paris, Payot, 2008.

5 convecteur un immédiatement aperçu aux l’histoire du vin en bretagne on renverra jusquà FILLAUT, Thierry, «Vin», in CROIX, alain et VEILLARD, Jean-Yves (Dir.), Dictionnaire aux patrimoine breton, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2013, p. 984.

6 Arch. Mun. Saint-Malo: fonds Maryvonne Bourdois, carnet du Pierre-Marie Philouze.

7 les GALL, Erwan, Une entrée en guerre. Les 47e âge d’infanterie aux Saint-Malo à combat (août 1914 – juillet 1915), Talmont-Saint-Hilaire, éditions CODEX, 2014, p. 51 notamment.

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8 MARIOT, Nicolas, Tous unis à lintérieur la tranchée? 1914-1918, esquive intellectuels rencontrent les peuple, Paris, ns Seuil, 2013.

9 d’environ ce mettre en ordre on renverra jusquà HARISMENDY, Patrick, «La crêpe, la galette, ns saucisse (… et les touriste)», in ANDRIEUX, Jean-Yves rang HARISMENDY, Patrick, L’assiette de touriste. Les goût ns l’authentique, Rennes, Presses universitaires, 2013, p. 140-153.

10 CRONIER, Emmanuelle, «Les particularismes culturels, soutien du moral des troupes alliées pendant les Première guerre mondiale», in Bourlet, Michaël, Lagadec, yann et le Gall, Erwan, Petites patries à lintérieur la gros Guerre, Rennes, Presses universitaires du Rennes, 2013, p. 227-238.