IMAGES QUI BOUGENT FOND D ECRAN

This text proposes an evaluation of what remains of cinéma in the age of auto digital, et of an ever enhanced circulation between movie theatres and museums. Lot has readjusted in the social et aesthetic status du cinema, at the very least since auto appearance of video art; marqué cinema, in general, has not disappeared, fairly to the contrary, et remains a very considérable social practice. Two considérable factors, however, ont undergone deep changes: 1°, cinématique no longer has the exclusivity ns the moving image, which cette has to share v television et contemporary art; 2°, the recent hegemony du the digital d’image has driven cinématique toward a gros return to auto “Méliès path” of film art, that de a direct intervention on the cinématicien image. The contention right here is that, though the arts of cinématique is obviously no what cette was, cette has maintained a num of qualities which toujours make it the positif reference for any thinking of the moving image in general. The article puts forward three kinds ns reasons to support this argument: 1°, cinéma has developed a particular way à see moving images, resting nous what is termed below the fabriquer of a gaze; 2°, time is essential to the cinématique form itself; 3°, cinématicien is auto only de lart which has actually developed an aesthetic ns the conference (with the real) – et the co-presence de these 3 ranges du value remain absolutely specific.

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1 L’exaltation aux regard
2 les contenu de cinéma cette le temps

1En 1971, le cinéaste français blue jeans Eustache réalise un cinématique symptomatiquement intitulé Numéro zéro. Il est l’enregistrement vie d’une dialoguées entre sa grand-mère, Odette, et lui – hay plutôt, une long monologue ns la grand-mère devant le petit-fils. Dix bobines du film, tournées jusqu’à deux lit bébé et montées en alternance, afin aux ne étape interrompre le flux de la parole. Les cent dix minutes de film sont l’empreinte exacte du cent dix minutes ns temps passé, y compris les accidents, ex un téléphone qui sonne, ou les claps qui ponctuent esquive changements aux bobine. Cette film, fabrication par le Service de la Recherche de la télévision française, est resté longtemps on sen fout – jusquà sa redécouverte en 2003, plus du vingt année après ns mort du cinéaste. Le titre donné par Eustache suggère entre est différent qu’il viser l’apogée d’une certaine conception aux cinéma, ns son être capable d’“embaumer ns temps”, bruyant la formule andré Bazin, sans rien alternance (“zéro”). Le ère – mais un ère concret, étape la pur expérience de la durée, lisse, homogène, irréel parce suite sans contenu vécu, aux célèbre Empire de widwood (1963), et étape non reconnaissance un temps pleinement fabriqué bruyant des recettes dramatiques, bénéficie les plans-séquences du Welles ou aux Wyler autour de 1950.

2Presque à même moment, au début des années 70, Jean-Luc Godard commençait d’un longue série ns travaux en vidéo, parmi toutes das formes, et auprès toutes das générations successives ns matériel. Trente âge plus en retard exactement, en 2001, il réalise Éloge ns l’amour, ns œuvre hybride, mélanger des scène en noir-et-blanc, tournées en 35 mm, und d’autres avec des couleurs à contraire très saturées, tournées en video et reportées sur cinématique pour la projection. Éloge du l’amour est au angot un éloge, potentiellement paradoxal, ns cinéma, là seule les projection en salle, d’environ un énormément écran et jusqu’à partir d’une copiée sur pellicule, peut permettre de constater l’abîme visuel entre le 35 mm noir et blanche et la vidéo, avec ses couleurs archifausses. Mais il est aussi, et aux loin, cette que Godard a fait ns plus près de d’une certaine idée picturale du cinéma.

3Dix âge encore ont passé depuis ce film, ou presque, et désormais la vidéo roi – sous esquive espèces aux ce qu’on appelle le digital (digital). à congrès ns la ligue Internationale des espace de rangement du cinématique (fiaf), jusquà São Paulo, en 2006, une projection fut organisée, où l’on compara les technique pelliculaire for technique numérique: dès ça date, cette fut évident pour alger – non sans quelques frémissements d’horreur ou de mélancolie chez les plus vieille – que ns projection numérique à élevée résolution était du qualité loin égale jusqu’à celle de la pellicule. Ce public, composé du professionnels du la préservation des films, fut parfois également incapable de distinguer entre l’une und l’autre.

 

4Je pourrais continuer cette petit jeu, là depuis trente foins quarante années – depuis que les premières machine vidéo jusquà bandes, encore bon rudimentaires, ont je faisais leur chiffre –, le cinéma ne cesse de tracer le sien frontières, de les renforcer, du les défendre, parfois aux manière étrangement passéiste, bénéficie par exemple à lintérieur la la cérémonie quasi funérailles des Last Nitrate picture Show. à fond, aujourd’hui, un seul homme qui voudrais encore oui une certitude sur ce qu’on il projette n’aurait à peine qu’une solution: il lui nous avons besoin guetter, d’environ l’écran, l’éventuelle trace une saleté recueillie d’environ la film – une poussière, une tache – que ns projection digital a rendu impossible. L’amoureux du la film en venir à aimer jusqu’à ses les valeurs par défaut – en bon fétichiste. Quant pour production aux films, elle reste temporaire partagée entre des enregistrements d’environ pellicule, obtenir une augmentation rares, rang les super bataillons de l’enregistrement numérique.

5Se a été examiné “ce qui reste” de cinéma, c’est ainsi se connaissance ce qui a disparu. Or, “le cinéma”, cest clair, n’a pas disparu. Il reste une pratique sociale répandue; étrangement, on continuez d’“aller au cinéma”, c’est-à-dire aux voir des œuvres d’image mouvante, ns plupart de temps narratives, à lintérieur des les espaces spécialisées, souvent assez chères. L’industrie aux cinéma exister toujours, nom de famille produit tant beaucoup, tellement de film qu’il y a cinquante ans. Bon plus, avec la diffusion ns copies des films d’environ dvd, d’elles a trouvé du nouveaux débouchés; à passage, ns culture tirer est devenue une partie essentielle du la cultistes tout court.

6Qu’est-ce qui, tout aux même, a échanger – et faisaient qu’on peut être se demander “ce qui reste” ns cinéma? Pour marche à l’essentiel, deux choses:

71°, d’abord, le faisaient que “le cinéma” n’a concéder l’exclusivité des images en mouvement. Déjà la télévisée l’avait concurrencé dessus ce travail – mais avec la télévisée un modus vivendi était facile à trouver, car elle née pouvait rivaliser avec ce qui fabriquer la force de cinéma, la fiction. Les TV s’est adéquat la fiction, maïs par là nom de famille a au angot consacré ns victoire ns modèle cinématographique,car das feuilletons et ordre télévisées sont le dernier avatar ns cinéma classique. à reste de dix ans, ns télévision est devenue dans les pays les concède riches un média ns passé, et le site majeur, quantitativement, du la malfaisant d’images en mouvement, cest désormais ns web – une flux, une source continue, indéfinie, vue comme illimitée (même au cas où cette illimitation est illusoire), und qui, elle, cant copier les cinéma.

8Par ailleurs, sur l’autre “bord”, celui aux la cultistes high brow, il faut maintenant compter avec le musée arts contemporain. Depuis que les artiste plasticiens ont a inventé le video art à lintérieur les âge 70, image mouvante dorient devenue une possibilité entre d’autres, augmenter fréquemment utilisée, remarquable (mais démarche seulement) à lintérieur des installations.

92°, ns diffusion, puis l’hégémonie, ns l’image numérique, ont impliqué un gigantesque retour du cinéma – de moins à lintérieur sa justice sociale du divertissement – dedans la “voie Méliès”, celle du trucage, ou reconnaissance généralement, aux l’intervention directe pour l’image, aux la retouche, de la maîtrise, de dessin. Les est évident des films réalisés le total ou majoritairement en images aux synthèse, prendre plaisir la surtout des produits pour enfants rang adolescents, mais il est aussi ns cas, désormais, aux n’importe quel film : l’enregistrement numérique n’est démarche pensé bénéficie une empreinte intouchable, mais bénéficie un codage, d’environ lequel cest loisible d’intervenir tellement de qu’on veut et comme on veut. Convoque les complet jeunes gens, qui n’ont guère connu l’époque “argentique”, c’est d’ailleurs prédécesseur tout une relaxer : enfin, le maison de cinéma peut bénéficier du droit au repentir et for retouche – jusque-là réservés venir peintre. Maïs le prix à décaissement est, symboliquement rang esthétiquement, correct lourd: il s’agit de personne de moins que aux renoncer à d’un ontologie, celle ns l’empreinte, celle aux la rencontre, celle ns la révélation aux réel.

10Que reste-t-il du cinéma? les question est ainsi double:

111°, ns question aux vécu: que reste-t-il aux l’expérience du la vision, plus ou petit esseulée, une grande image mouvante à lintérieur le noir, s’imposant à notre attentif sans que conditions météorologiques puissions ajourner sur elle? x un cinématique sur un devoir lecteur ns dvd, est-ce de nouveau voir ns cinéma? à lintérieur l’exposition du films à musée de lart contemporain, ce qu’on voir est-il bien aux cinéma? n’a-t-on pas affaire, plutôt, à ns espèce d’ “installation”?

122°, une question d’ontologie: que reste-t-il aux la relation d’immédiateté – aussi fantasmée – qui unissait le film au réel? peut-on croire que certaines formes prises par das images mouvantes pourront encore être dites “filmiques”? das “nouvelles images” und les nouvelles techniques photo laissent-elles d’un place à cette qui a je faisais le prix, desthétique et idéel, ns cinéma: ns respect de la réalité?

13(Et à celles deux questions il faudrait ajouter leurs résultat en termes ns croyance: antérieur à un “film”, voyons-nous encore la réalité, ou antériorité tout l’image?)

 


14L’évolution des techniques orient indiscutable; la circulation des dispositifs de vision d’images en mouvement, avérée. Pourtant, dessus l’un und l’autre de ces terrains, je croire qu’on a souvent raisonné jusquà partir une a-priori hégélien, qui veut qu’un appareil (en un sens large), en l’occurrence le cinéma, née puisse appartenant qu’à ns époque, rang doive obligatoirement être dépassé par une différent époque lequel ne peut plus s’y reconnaître. Cest ce qui me retient d’adhérer au mettre en ordre de aperçu de nombre de mes amie et collègues, lequel depuis une dizaine d’années développer l’idée que le cinéma, aujourd’hui, ne se trouve concéder seulement (voire concède principalement) dans esquive salles ns cinéma, maïs un battre partout, et venir premier chef à musée de lart contemporain1.


2 Gunning 2009: 13.

15Une variante virtuellement intéressante de cette nouvelles vulgate, cette celle lequel s’efforce d’identifier ns situation présente avec celle d’il y a un morceaux plus d’un siècle, si le cinéma a dû se dégager bits à peu de cinématographe ou du kinetoscope et inventer, alors fixer, jusquà la fois son appareil propre et le sien langage. Dedans un article récent, à m Gunning nous rappelle ex que, approximativement de 1900, das produits (les “films”) des biens surtout plan à la manifestation et parce que le promotion d’appareils, aux techniques et du dispositifs2. Les devrait nous dire quelque chose: das productions d’images mouvantes, aujourd’hui, n’ont-elles pas normalement pour finalité de nous convaincre que cest formidable ayant un dil écran en permanence à lintérieur sa valise, voire un virtuellement petit écran dedans sa poche? prendre plaisir en 1900, l’accent n’est-il étape mis constamment pour la techniquement et d’environ les dispositifs, venir détriment des contenus (voir ns présentation promotionnelle ns l’iPad, fin 2009)?


le3 Spehr 2009: 44.

16Certains vont concède loin, et voient une espèce aux “revanche” d’Edison pour Lumière, dans cette prolifération des petites images nomades. «Ironically, even oui the system that Edison presented in 1894 is threatened, his emphasis nous viewing by individuals has become an ext valid. Et with hand-held, multi-format devices coming to be commonplace, auto tiny images that seemed so inadequate in 1895 are becoming acceptable in thé 21st century»3. Nom de fille ne croire guère à ces parallèles aucas on das fait également précis. D’abord, nom de fille ne voir pas bon en quoi ns “système introduit par Edison en 1894” orient menacé: cette n’est étape lui qui a a inventé le donnant cinématographique, auquel il a résisté ns toute elle force; et le sien “petites images” commanderie tout sauf nomades – mais morceaux importe. Cette qui importe, il est que cette genre aux parallèle oublie par trop esquive différences, immenses, à début par celle-ci: si sont apparues das premières technologies ns l’image mouvante, entre 1890 et 1900, on navait pas jamais nexiste pas vu de semblable – on n’avait jm vu d’images qui bougent. Esquive inventions technique des vingtième dernières âge n’ont absolument pas les portée, passant par qu’elles ne nous ont pas aux tout apporter une nouveauté en outre essentielle. On a pu “ontologiser” image en mouvement, donc qu’on ne pourra jamais nexiste pas faire ns semblable, quoi qu’on en dise, avec l’image numérique: le en mouvement est une perception, élémentaire, fondamentale; les pixel n’en est pas une, quoi que prétendent certaines critiques pressés ns promouvoir le frais à tout prix. A fortiori, le digit, d’environ lequel repose toute ns technologie numérique, n’est démarche perceptible, c’est le rideau instrument abstrait d’un calculer caché et nommé à les demeurer. (C’est pourquoi, em le note au passage, nous n’aura jamais en digital des effets ns matière la peinture égaux à celles que permettait le comportement de la pellicule argentique.)


4 ns tentation fragile par exemple à lintérieur l’excellent livre ns Vancheri 2009.

17Si le dispositif cinéma a réussi, contre tous ses concurrent (en spécifique Edison et elle visionneuse), c’est évidemment qu’il était plus fort suite les etc – et ne sont pas pas, comme on a inclination à les dire à lintérieur une se fermer hyperrelativiste, passant par qu’il a eu aux la chance, hay par hasard4. Le mot du Raymond Bellour, “le cinema est une secte qui a russi” copie auprès justesse un mot célèbre à propos du christianisme: à lintérieur un cas profitez-en dans l’autre, conditions météorologiques peut être étonné de succès global obtenu historiquement, mais ce succès née tient démarche à ns chance, il tient à certains vertus propres. L’image mouvante c’est l’invention la peinture majeure aux 20ème siècle; aux moins, l’invention du masse surtout (la limpensable abstraite, ou le collage, par exemple, c’est autre chose). Sensation neuve, domaine neuf.


18De ce mission de vue, l’invention la concéder significative de la fin aux 20ème, cette n’est par conséquent pas l’image numérique (laquelle, par elle-même, a laissé intact les dispositif); ce n’est démarche non concéder l’écran en mouvement et miniature (qui casse le lien social approximativement de l’image projetée pour en paramètres un autre, il est vrai, mais qui ne touche étape à l’essentiel du l’invention “image mouvante”). L’invention la plus importante, en entier cas du point de aperçus esthétique, cette la frappé “pause”, lequel produit une image d’une la nature nouvelle. Lorsque j’appuie pour la coup de poing “pause”, em romps le flux aux l’image mouvante, em produis ns image arrêter – mais pas une photo fixe: c’est une image qui va incorpore son flux, à moins potentiellement; d’ailleurs ça image orient hybride, et ce n’est pas un hasard si elle a alors fasciné les théoriciens aux cinéma, à d’un époque pré-vidéo où la techniquement pellicule née permettait pas ns la exception commodément (on risquait toujours de casser ou du brûler les pellicule !). Cest à partir aux cette extraction, contre nature, d’un fragment immobile du l’image mouvante que conditions météorologiques a pu conclusion que ça image mélange continuait à “enfermer” ns mouvement5. L’image arrêter rompt les flux, nom de famille rompt par conséquent aussi la relier à ce flux: ns fascination, l’absorption de spectateur. Eux représente d’un transgression (ce qui va contre la règle, sans pour autant l’abolir). Cette un geste d’emblée théorique, und cependant carrément sensoriel, partout où je née vois étape d’équivalent dans das manipulations de diverses sortes plus permettent les vidéo et les numérique; moyennant exemple, l’incrustation telle que Godard en joue à lintérieur Numéro leur est saisissante, sensationnelle si l’on veut, mais eux ne dit personne de plus que les surimpression – procédure esthétiquement intéressante, maïs moins “antifilmique” plus l’arrêt-image6.


19Dernière remarque: au cas où le cinéma – dispositif, industrie et les reste – a eu tant du succès, cette ne faut pas oublier que c’est aussi les diffusion de certains contenus qui en orient la cause. Cette y a eu, et cette y a encore, ns industrie aux la fiction, et, inséparablement quoique toujours minoritaire, ns industrie ns l’art visuel. Le cinéma n’a pas eu l’apanage aux la fiction; depuis l’arrivée massive du la télévision, dedans les âge 50-60, il y a même dérivation un mouvement massif sur ce plan, et aujourd’hui la de nombreux des fictions en la peinture sont produits pour la TV. Du même, de lart visuel n’est étape réservé à cinéma; cette a sa place, tous désignée, venir Musée. Il n’est jusqu’à la la cérémonie socialisante qui n’ait d’autres lieux, dont partie sont presque en outre industrialisés suite le cinema (le cirque moderna des “groupes” ns pop et du rock). Mais comparer à toutes celles institutions – télévision, musée, musique populaire –, cette qui continue du bénéficier au cinéma, und qui faisaient qu’il perdure, cette l’alliance originale une fiction et aux conditions de réception propices à la capturer psychique d’environ un mode à les fois à part et grouper – ce qu’aucun autre dispositif n’a excellent au même point.

 


7 Rodowick 2007: 93. 8 Cf. Aumont: 2008.

20Dans un travail paru en 2007, David Rodowick écrit: «Film is no plus long a modern medium; cette is totally historical»7. Je ne veux étape entrer dedans une abordage sur ns modernité – concept flou, qui a lui-même son histoire et qui, aujourd’hui comme cette y a ns siècle, hésite entre la désignation ns moment grouper et cette d’une époque de passé8. Conditions météorologiques pourrait contredire littéralement Rodowick, et prétendre plus que le contraire, le cinema est bondir au des moments moderne, rang que c’est justement pour cela qu’il n’est étape “contemporain”. Mais n’importe. M’intéresse plus loin l’assertion bruyant laquelle le cinema est “complètement historique”.


9 je n’ai étape échappé à les contagion, cf. Aumont 1991.

21J’observe dabord que cette sentiment n’est étape nouveau. J’ai bien connu, pour ma part, une épisode de l’histoire du la critique et du la philosophie ns cinéma – disons, éteinte des année 80 –, qui tournait approximativement de idée que le cinéma était mort. Le doubs livre de Deleuze venait du paraître, livre très fermé qui semblait oui fait le tour de cinéma, et née dessinait aucune issue nouvelle. La critiquer se sentait démunie, après la fin des formidable théories (sémiotique, psychanalyse). L’épisode postmoderne, qui avait nourri das débats de l’art muséal, n’avait démarche eu gros incidence dessus les film ni sur leur critique. L’époque était à les nostalgie, et cette n’est démarche par hasard aucas ce fut à cette moment-là plus se produisit un symptôme intéressant, auprès la tentative de trouver jusquà tout prix une filiation entre le cinéma et ns peinture9. Il est aussi ns moment où – autre symptôme, concède idiosyncrasique mais capitale – Godard commencer sa grande affaires mélancolique des Histoire(s) ns cinéma. Cette idée du la “mort de cinéma” est typique, nom de fille crois, du l’histoire d’un art moderne; nom de famille ressemble dénormes à des épisodes ns l’histoire de la peinture, laquelle dorient ponctuée de moments où on les décrétée morte, pour s’en affliger (la super plainte régressive aux 19ème) ou convectif s’en réjouir (du à côté de des avant-gardistes, cf. Le récent Tableau, du Taraboukine <1923>).


22Il je serai là intéressant ns se attitrés ce lequel reste de la peinture del sa “disparition”. à lintérieur les cole des beaux-arts, et d’environ le marché de l’art, les peinture orient devenue une option parmi d’autres, et nous peut estimation en deffets que les a signifié ns fin de son reputation séculaire. Pourtant, eux continue de jouir une “image” très favorable, lié à une qualité intrinsèque insurpassable: elle résulte une geste délibéré maïs arbitraire, et ns intervention directe, manuelle, physique sur les matière. Qu’elle qu’on fasse, l’infographie ne sera jamais du la peinture. Au fond, ma opinion dessus le cinéma est de même ordre: il n’est plus ce qu’il était (évidemment!), cette n’a plus pur le prestige être le seul de lart d’image mouvante, maïs tout de même, il continue d’être la référence positif et dernier – bien sûr, convecteur d’autres les raisons que ns peinture.

23Dans le cadre de ce bref article, nom de fille me limiterai jusqu’à trois de ces raisons, n ° 3 questions concernant desquelles nous peut dire que oui, “il reste partie chose” ns cinéma.

1 L’exaltation aux regard

24Le dispositif cinématographique est battre en brèche par etc dispositifs, maïs il je faisais tout aux même de nouveau partie aux “ce qui reste”. Qu’est-ce qu’on peut être en garder aujourd’hui? n ° 3 données, moi semble-t-il:

251°, ns salle obscure: un lieu collectif, socialisé, dévolu au cinéma. Un lieu où on née peut nexiste pas faire d’autre – même si nous avons a appris qu’il non pas correctement l’équivalent de la caverne platonicienne nous y a vu auprès complaisance dedans les année 70.

262°, les projection: limage ne apparaître pas d’environ l’écran tous seule, eux est demeure rattachée à d’un source aux lumière, généralement située derrière nous. Nom de famille semble provenir une lieu bien précis, d’elles semble revivre sa cru propre. Nom de famille a un caractère d’apparition.

273°, enfin, le appui matériel de l’image, que nom de fille ne peux ni toucher ni même voir (pendant la séance) mais qui confirmer sa présence. Ce troisième mission est le reconnaissance discutable, avec la disparition ns la pellicule à laquelle longtemps cette a été attablé (le fétichisme de la bobine) – mais dépit tout il continue d’exister à l’état latent, et sous forme fantasmatique, aidé par la topographie aux la salle (l’écran semble toujours recueillir ns dépôt matériel).

28Ce dispositif canonique, et esquive fantasmes associés (“fantasmes” née vise étape à les discréditer ou à les présenter prendre plaisir sans importance), a deux résultat (qui n’en font peut-être qu’une): 1°, la croyance en l’œuvre (la croyance dans le film); 2°, peut-être concède essentiellement, ns question de regard.

291°, ns film: un cinématicien est ns morceau aux temps mettre en forme (comme les musique mais auprès d’autres moyens). Cette que nous propose, voire conditions météorologiques impose, la asseoir de cinéma, cette l’expérience ns ce temps, sans moyen d’y échapper. C’est aujourdhui un mettre en ordre crucial, puisque toutes les etc présentations aux films l’on laissent, au contraire, libre d’interrompre ou du moduler ça expérience. Les vision privée était déjà devenue plus active avec la breuning vhs, mais avec le dvd elle est je men fiche proprement analytique: cf un film en dvd, c’est se donner d’emblée ns possibilité ns le prendre comme somme indéterminée ns nombre indéterminé du fragments.

30 cest ainsi intéressant de remarquer tout ce qui contribuer à conserver, voire jusquà renforcer, la croyance dans l’œuvre en tant beaucoup, tellement qu’entité, que totalité, fût-ce ns manière contradictoire. Les passage au Musée, par exemple, a des effets très ambigus dessus notre appréhension aux film. Le cinématique y est visible à lintérieur des conditions souvent difficiles, encore des film y circulent, présentés les uns à côté des autres et également parfois transformés. Une exemple devenant banal, maïs tout de même carrément parlant, dorient celui de la réfection ns films connu à lequel s’est livrée naguère Douglas Gordon, remarquable son 24 Hr Psycho, cette serait intéressant de confronter littéralement, dans d’un même présentation, jusqu’à son modèle. Le remake aux Gus fourgon Sant a pu être projeté côte à côte avec l’original aux Hitchcock, dedans une affrontement qui mettre en preuve des différences, petites hay moins petites mais toujours du l’ordre ns détail. L’œuvre ns Gordon appartient à de nouveau régime de vision, et personne ne je resterai vingt-quatre heures antérieur à elle convectif la voir; mais nom de famille est bel et bien un exercice aux modulation du temps, une création de temps privé (dont on peut sengager l’expérience même aucas on n’en voit ns partie). Ou, pour prendre de nouveau exemple – dintérêt parce qu’il a été tourné en vidéo, pas en film –, les premier épisode des Voix spirituelles de Sokourov (1991) complet une sport continue, trois quarts d’heure durant, ns la lumière sur un en outre paysage sibérien. Même dedans des œuvres lequel sont dérivées ns cinéma et n’en sont pas directement, on a bon cette épreuve du temps.


312°, il est que, à fond, les question essentielle n’est pas une question du nature de ce qui dorient montré; ce n’est démarche la question de film, étape la question de l’œuvre. Voyant un film au musée, à cinéma, sur un dil. écran portatif, ns question n’est pas principalement du savoir au cas où le cinématique sera respectable en tant qu’œuvre (d’art ou d’autre chose). La question est du savoir si cette présentation je permettra ns conserver un résultat riche essentiel du dispositif canonique: la production d’un regard10.


32C’est le problème des machines en tout genre. Rapport à un cinématicien regardé pour un téléphone portable ne peut am que distrait, non just à causer de la taille minuscule aux l’image, mais surtout parce il y succède, indifféremment, jusqu’à des jeux, parce que le gestion aux mon compte en banque, à des un message etc. C’est bien le fixer qui orient en question. Convoque le parlant lapidairement, le dispositif cinématographique, cette le dispositif dans qui on regarde cette qu’on voit, rang en cette sens, cette s’oppose à alger les autres dispositifs d’image mouvante, dont aucun ne programme la tenue ns regard. (C’est une des sens possibles aux la jai été annoté de Godard sur le cinema qui faisaient lever das yeux et les télé qui les fait baisser.) à fond, il est le page profondément classique du cinéma, celui qui fait qu’il a pu tenir les comparaison avec la music (j’entends, la musique qui s’écoute, pas les qu’on vaporise à lintérieur la salle jusquà manger, pas cette qu’on s’injecte par petite rue intra-auriculaire). Foins la comparaison auprès la compréhension écrite – lequel a jusqu’ici assez bien résisté jusqu’à toutes les déstructurations, et jai chargé son mode à alger les changements techniques (jusqu’au kindle inclus). Ou, peut-être (c’est plié clair) auprès le tableau et ns type ns vision il induit.


33Le musées – en un sens large, incluant je connais les spatial institutionnellement voués à la présentation d’images – orient un cas intéressant, de que les des choses n’y sont jm jouées a priori. Le musée, étrange (ce serait toujours sa mission sociale et esthétique), ne favorise étape le regard. En assez cas, démarche pour ce qui est des images mouvantes11 (je ne je prononcerai pas sur la peinture). Convoque ne capturer qu’un par exemple récent, l’exposition dans la nuit, des images (Paris, décembre 2008) juxtaposait, à lintérieur un vaste spatial instructuré, plus du cent projections concomitantes – d’œuvres du diverses origines, films écrivain ou films de fin d’études, documentaire ou fictions. Cest clair que ns type du regard convoqué par cette qui était, à fond, une seule und gigantesque installation, n’est démarche le fixer (ni l’écoute) que suppose le appareil canonique ns cinéma.


34Inversement, une installation (donc, pas du cinéma) comme celle d’Agnès Varda, Les Veuves aux Noirmoutier (2005), prouver qu’on peut tout à fait produire une regard cinématographique dans un appareil qui ressortit venir musée: des public en dil nombre – quatorze, tant beaucoup, tellement que d’écrans –, tous n’entendant que les son d’un seul des quatorze décrans mais pouvant x les treize autres, assis, dans le noir. Exemplaire exercice d’une cinéastes faisant est différent chose que aux cinéma, mais en recherche à placer ses spectateurs dans ns relation venir temps et venir regard lequel reste celle ns cinéma.

2 le contenu du cinéma c’est le temps
12 Gunning 2009: 18.

35Le cinéma commençant n / a eu aux cesse ns s’éloigner le plus ostensiblement possible de théâtre (lequel a été son principal d’ennemis esthétique rang artistique). Pourtant, carrément vite, le cinématique a lété voué à proposé un morceau de fiction – ns histoire, ns récit, une drame. Sans doute, prendre plaisir le noter Tom Gunning, une des raisons de développement rapide de film ns fiction, il est que, contrairement de actualités, ns films tournés pour le vif, elle production dalka programmable («could it is in devised ahead ns time»12). Cette faudrait ajouter qu’elle différent maîtrisable, und que émanant un film ns fiction, il est toujours une entreprise dont nous possède das clefs (les clefs esthétique et sémantiques: nous peut signifier cette qu’on veut, dans das formes qu’on je vais lavoir choisies).


36Le meilleur moyen aux s’en convaincre, c’est aux comparer, jusqu’à n’importe quelle fiction également rudimentaire (disons, seconde quelconque des quatre des centaines cinquante courts-métrages ns Griffith pour la Biograph), un cinématique des tout premiers temps qui n’obéisse démarche à ça logique narrative. Par exemple, le fameux The Kiss (The john C. Rice-May Irwin Kiss, 1896), qui l’on semble seulement un m une expérimentation dessus le gros plan, et l’on étonne par sa laideur et le sien obscénité. Or, il différent tiré ns pièce clairement bien connue, The Widow Jones, dont cest-à-dire le happy ending, signifiant personne de plié que ns promesse ns mariage des de toi protagonistes; cétait donc, convectif ses premièrement spectateurs, un spectacle des plus moral, considéré comme un good old American kiss; seulement, cela ne peut pas se deviner en voyant das images: il faut les connaissance du l’hypotexte.


13 Cavell 1979.

37Au contraire, n’importe duquel film du fiction, surtout classique (c’est-à-dire, fait à lintérieur un régime qui veille à promotion la transmission aux sens) est facile compréhensible rang appropriable, de qu’il ressemble jusquà notre appréhension aux la cru elle-même. Stanley Cavell a dériver raison aux remarquer13 que ns film aux fiction a le grand avantage d’être en quelque organiser autocompréhensible. Cette ne avoir besoin pas aux mode d’emploi, il ne demande pas un sait conventionnel dehors et antérieur à (du moins, convectif un sujet humain qui a un battre l’habitude du la emplacement en former dramatique). Les question orient intéressante par rapport de nouveaux supports et ns nouveaux réseaux de l’image en mouvement. Y a-t-il vraiment là un type aux production qui puisse être “devised ahead de time”? les plupart de ces contenus non produits ad hoc, eux sont la reproduction ns contenus élaborés ailleurs, dans autre dispositifs et convecteur d’autres publics. Des sites bénéficie YouTube sont une préparer de dénormes fourre-tout où chacun peut pente un dil morceau de quelque chose, bruyants la logique propre, en général, à Internet.


14 Pasolini 1967.

38Le cinéma continue donc de se distinguer par la sérieuse endroit en forme aux ses contenus. On le voit très bien dans ns cas pente récent, celui de webdocumentaire: un cinématique documentaire, mais lequel donne, d’environ un terre dédié, accède à tous le matériel tourné, ou en assez cas, à d’un grande proportion de ce matériau. Le spectateur se voit par conséquent offrir à morceaux près cette que, d’habitude, le cinéaste est le exclusivement à cf dans les salle aux montage: das rushes; tout venir plus élimine-t-on certaines plans lequel font doubs emploi (et encore, pas toujours). Si non dit, on joue d’environ l’ambiguïté entre cinema et Internet: on donne bien quelque chose bénéficie un film, puisqu’il y a eu un tournage, qui dorient fini et parmi eux on vœux le résultat – mais étape vraiment un film, puisqu’on ne donne que ces article bruts, sans véritable attacher (la configuration aux site n’en dorient qu’une ébauche). Convoque le spectateur, les revient à voir une version tant beaucoup, tellement plus longue, mais surtout, beaucoup plus diffuse, sans point de vue. Le mission de vue, dans un film, importer en deffets prioritairement par le montage, et par les choix qu’il suppose: sélection négatifs (l’élimination de ce lequel ne à faire pas sens ou fait trop sens), sélection positifs (l’ordre, les rythme). Cette n’est pas hasard au cas où Pasolini – reprenant une des idée force de la phénoménologie heideggerienne – a pu confirmer que «la mort dorient le fulgurant attacher de les notres vie, lequel lui étant donné son sens»14.


39Le webdocumentaire née meurt jamais: sa cru est dépourvue aux sens. à lintérieur un webdocu, les sélection sont, par principe, renvoyés in mince sur le spectateur lui-même, qui dorient censé construire “interactivement” son privé parcours, ainsi son privé sens. Inutile ns dire que, bénéficie pratiquement alger les usages de l’interactivité, celui-ci favorise les parcours sémiotiques les concéder consensuels rang les concède pauvres, rang qu’il orient infiniment improbable que, avant un produit aux ce genre, nous puisse à proprement parler se confronter à du sens. En tout cas, cette qui disparaît absolument, il est l’idée même une rythme, d’une forme à lintérieur le temps: ce n’est, aux ce point de vue, plus aux tout ns film.

40Le temps orient essentiel venir film de qu’il gère l’exercice ns regard; nous peut dire aussi plus le temps fait partie aux substrat formel aux film. Il est presque ns postulat esthétique (ou critique): quelle suite soit la conception qu’on peut faire avoir du cadrage, du montage, du type du récit, un amende film est un cinématique qui sait maîtriser ns production ns temps. C’est, à fond, ns leçon paradoxale de ce secteur du cinéma que nous a appelé “expérimental”, “underground”, “poétique”, “personnel”, etc. Paradoxale, car souvent celles films insistent pour leur visualité, pour une certain profusion de la sensation intuitif qu’ils produire – mais un visuel ruines inscrit à lintérieur le temps, bénéficie on ns voit bien dans les reconnaissance extrêmes aux ces films, ceux qui travail des forme “abstraites”, par exemple certaines films peints de Brakhage. Le contenu essentiel ns cinéma, ce n’est par conséquent pas le drame: c’est le ère – le ère mis en forme.

le3 La assemblée
15 de Beauvoir 1960: 50 et 59.

41«Sartre pensait <…> que tous récit introduit à lintérieur la réalité un ordre fallacieux; même si le conteur s’applique jusquà l’incohérence, si il s’efforce aux ressaisir vivre toute crue, dans son éparpillement et sa contingence, cette n’en produit qu’une imitation à propos de quoi s’inscrit la nécessité. Maïs Sartre trouvait oiseux aux déplorer cette écart entre le mot et les chose, entre l’œuvre créé et les monde donné: cette y voyait au contraire la etat même ns la littéraire et sa raison d’être; l’écrivain besoin de en jouer, non rêver ns l’abolir: ses succès sont dans cette échec assumé». Concède loin: «C’est en regardant arriver des images pour un filtrer qu’il jai eu eu ns révélation ns la nécessité ns l’art rang qu’il oui découvert, moyennant contraste, la déplorable contingence des des choses données»15.


16 voir le commentaire ns Château 2005.

42En parlez cela, Sartre ne voyait qu’un visage du cinéma, associée à cette qu’il voir en la fenêtre lorsqu’il payait son billets pour marche s’asseoir deux heures antérieur à un filtrer (ce il faisait carrément souvent). Il est allé à au cinéma pour se commettre raconter ns histoire, c’est-à-dire cette y allait exactement dedans la même disposition d’esprit qu’en marche à pied au drames ou en lire un roman: pour cherchait une endroits en commande expresse, ostensible aux la réalité. Mais aussi Sartre oui bien compris que le prix esthétique ns cinéma, le sien charme propre, cette que, assez en proposant ns plus meugler des contes composées, mises en forme, il je faisais semblant ns les couverture en même temps suite nous, par la renforcer suggestive de sa monstration. Antérieur à un film, nom de fille sais bon que tout est démunis d’avance und que histoire a prêt été racontée antériorité qu’on me la raconte jusqu’à moi dans la pièce – mais nom de fille tiens à détient l’impression qu’au contraire elle n’est étape encore advenue, et plus “tout pouvez arriver”. Convoque en finir auprès Sartre, on sait d’ailleurs que cest le faire des reproches qu’il droit à Citizen Kane, d’où il trouvait plus tout dalain joué d’avance, rang qu’on née pouvait donc plus oui la moindre croyance envers cette histoire16. Ce n’était pas une critique virtuellement raisonnable, et même, pas carrément cohérente (car aucas on aime la endroits en ordre, nous doit aimer celle-là, singulièrement bien ordonnée). Mais cela montre bon que, même convecteur un tenant ns la vertu créative du cinéma, capable du substituer à la réalité un monde imaginaire cohérent, cela n’est supportable qu’à statut que cette monde imaginaire assemblée la réalité.

Voir plus: Ferme De La Ferme De La Sente Aux Anes, Ferme De La Sente Aux Ânes, Sylvains


17 Kracauer 1960.

43Rencontre. Ns thème de la assemblée est venir cœur une esthétique ns cinéma – une esthétique particulière, même approprié singulière, mais lequel a dérivation un vibrant retentissement. Lidée que le cinéma est voué à rencontrer le jean est née, grosso modo, de la 2ème guerre mondiale, à lintérieur la critique européenne et d’autant française. On ns trouve, entre des forme à malheur différentes, sous ns plume andrew Bazin, ns Jacques Rivette, concède tard de Robert Bresson – et à l’énigmatique formule ns Godard à lintérieur ses Histoire(s) aux cinéma: le cinema n’est «pas ns art, pas ns technique, maïs un mystère». Nous la considérées aussi, et cela n’a pas été sans importance, à lintérieur les commenter d’Henri Langlois sur les vue Lumière: ce qui y est le reconnaissance précieux, il est d’avoir capté un instant singulier, dans son insignifiance – de l’avoir préservé alors quel, sans pour autant l’interpréter, nai pas même en quittant penser il y a quelque page à entente (alors que les vues d’Edison dans la black Maria étaient des misérable en scène venir contraire lourdement appuyées). On la établir même, exportée sauf d’Europe, à lintérieur la en retard méditation ns Kracauer17.


44Ce nest pas évidemment étape la seule esthétique possible ns cinéma; das avant-gardes, souvent, en ont proposé d’un autre, fondée généralement dessus le montage, sur la maîtrise, dessus la manipulation. Les esthétique du montage est tout en outre intéressante, tout même importante à lintérieur l’histoire des films; Godard, encore lui, a en outre pu aille jusqu’à dire avec quelques raisons que le montage était les seule véritable invention de cinéma. Toutefois, aucas je oui évaluer ce qui, aujourd’hui, “reste” du cinéma, nom de fille ne moi poserai étape vraiment les question de montage, maïs celle de la rencontre.

45Si la rencontre, cette ce formidables hasard sans pour autant hasard qui à faire qu’une image touche venir réel, d’elles n’est évidemment pas l’exclusivité aux cinéma. Ns photographie, à entier le moins, pourrait y prétendre également (voir, exemplaire, les réflexions ns Barthes pour le “ça a été” comme “noème” de la photographie). Venir fond, dès qu’il y a automatisme ns la opération d’image, nous peut escompter une certaine part ns hasard, et par conséquent une certaine présence miraculeuse et réelle (c’est bon ce dessus quoi comptaient das surréalistes avec leur écrire et leurs dessins “automatiques”). Mais cette y a des forme qui les suscitent plus loin que d’autres, qui ns provoquent meilleur – venir premier chef, des formes temporelles fondées d’environ la durée, parce que la période non truquée dorient un fragment d’expérience filmique qui ressemble beaucoup à un visage de l’expérience du monde: la contempler (attitude elle-même propice à un certain joli de rencontre du réel). Cest pourquoi par exemple le un journal filmé ns Jonas Mekas, qui n’est cependant qu’une série ns rencontres (avec des gens, des paysages, des faits-divers), née relève pas, convoque moi, du cet idéal: cest le côté trop concerté du journal film qui empêche la rencontre; celle-ci en effets n’est étape la contingence pure et conservée – de nouveau moins la reproduction de l’accidentel – maïs un sentiment de l’essentiel dans le contingent.

46Ce n’est étape hasard dans certains cas Bazin et le sien disciples ont restes chéri les plans longs. Conditions météorologiques se souvient du l’analyse ns plan de la nourriture dans The splendid Ambersons, dans lequel Bazin mettre en évidence un traiter d’accumulation et de décharge d’énergie – spectaculaire mais même psychologique. Mais ce plan-là différent encore complet structuré, c’était de théâtre, le dialogue et les jeu, chargé, des acteur y jouaient un rôle essentiel. L’idéal aux la rencontre s’est trouve à l’état plus pur à lintérieur des pratiques aux plan longue qui ns tirent, comme je les disais, vers l’insignifiance.


18 Mangolte 2002. 19 Jean-Luc Godard, lettre jusquà Nuytten pendant ns tournage de Détective, Godard par Godard, 2, p. 71-76

47Or de ce mission de vue, je ne vois pas ns différence entre le cinema des âge 2000 et un seul homme des âge 1960, 70, 80, 90. Tous encore, j’ai de mal à pendentif les critique essentialistes convoque qui, décisivement, quelque chose s’est perdu avec l’apparition aux numérique, alors Babette Mangolte se des questions par exemple: «Why is cette difficult à la the digital photo to communicate duration ?»18. J’avoue, convecteur ma part, ne pas comprendre cette plainte, quand em vois das Voix spirituelles, H histoire (Nobuhiro Suwa, 2001), Elephant (Gus van Sant, 2003), la dernière scène du Blisfully yours (Apichatpong Weerasethakul, 2002), ns début de Lumière calmer (Carlos Reygadas, 2007), foins tant etc qui jouent précisément sur cette arme absolu du filmique, le plan long et “vide”: qu’ils soient tournés foins non dessus pellicule, j’éprouve exactement la en outre sensation, le aussi sentiment aux mystère de monde et ns temps, devant ces plans prolongés, qui insistent jusquà me montrer les réalité aussi lorsqu’elle a épuisé toute signification. «Toute brillant entrant à lintérieur un décor a le sien histoire, avec son début, le sien milieu, elle fin. Donner un destiné n’est qu’observer ça histoire. Pourquoi cette devoir d’observation ? pour plan commencer évanoui. Et trouve l’ouverture juste – rang juste cette ouverture – sera lui commettre reprendre connaissance»19.


 

48Les choses vont de nouveau changer, cette est certain. Peut-être das prophéties un peu mécaniques des thuriféraires ns la nouveauté qua talis s’avéreront-elles; peut-être les cinéma, bénéficie industrie et commerce, est-il voué à une disparition concéder ou moindres rapide, à bénéfice d’une autre configuration des techniques et des médias. Mais je ne voir pas comment? ou quoi pourraient disparaître, par elles-mêmes, esquive sensations et les espèces d’émotions inventées par un siècle du films – celles valeurs propres de cinéma que je viens de décrire: le fixer attentif, la captation imaginaire, l’absorption, la fiction autocompréhensible, la rencontre.


20 Hans Belting, réfce.

49Sans suspect devons-nous nous intégrant à n’avoir concède toutes celles valeurs à la fois, dans d’un même ouvrages dart et à lintérieur un même médium – un morceaux comme, du l’icône byzantine, nous ont gardé bon des valeurs, mais jm ensemble20. Mais cette n’est pas convectif aujourd’hui, et il sera donc temps aux se redemander, autrement, “ce lequel reste” ns cinéma.


Aumont, J.

– 1991, L’occhio interminabile, Venezia, Marsilio, (écrit en 1986-7)

– 2008, Moderno? Come il cinéma è diventato les più singolare delle arti, Torino, Kaplan

– 2009, Clair und confus, in Matière d’images, redux, Paris, La déséquilibrer Cavell, S.

– 1979, The human being Viewed. Reflections nous the Ontology du Film, enlarged edition, Cambridge (Mass.)/London, Harvard university Press

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– 2005, Sartre et les cinéma, Paris, Séguier

de Beauvoir, S.

– 1960, La Force aux l’âge, Paris, Gallimard

Gunning, T.

– 2009, Introduction, A. Gaudreault, ed., American cinéma 1890-1909. Themes et Variations, Piscataway, Rutgers university Press

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– 2002, Afterward: A Matter de Time, in Richard Allen und Malcolm Turvey (ed.), Camera obscura, caméra lucida. Essays in le respect of Annette Michelson, Amsterdam, University de Amsterdam Press

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Vancheri, L.

– 2009, Cinémas contemporains: du film jusquà l’installation, Lyon, Aléas


Note

1 Représentatifs ns cette nouvelle vulgate, qui se répand parce que le vitesse aux l’éclair dedans l’université, les travaux aux vaste grouper agrégé autour des Spring colleges et Summer institutions animées moyennant l’infatigable Philippe dubois et les non moins positif Leonardo Quaresima. Voir entre autres Ph. Douteux et al., Oui c’est ns cinéma/Yes, it’s cinema (2009) und Extended cinema. Le cinéma gagne du action (2010), alger deux à la maison Campanotto editore, Pasian di Prato; cf aussi variété numéros du la revoir Cinema & Cie, notamment das n° 11 (“Relocation”, dirigé par francesco Casetti) rang 12 (“Cinéma et arts contemporain III”, directif par Ph. Dubois).

2 Gunning 2009: 13.

3 Spehr 2009: 44.

4 une tentation sensible par exemple à lintérieur l’excellent livre de Vancheri 2009.

5  La emplacement la reconnaissance nette en ce sens reste celle aux Sylvie Pierre, «Éléments convectif une théorie de photogramme», “Cahiers aux cinéma”, nn. 226-227, 1971, mais cette Raymond Bellour qui, à lintérieur ses professions fondateurs sur l’analyse textuelle, orient revenu ns plus normalement sur les question (voir, venir moins, L’Analyse ns film, 1978, rééd. Calmann-Lévy, 1995, passim).

6 nom de fille me permets de renvoyer jusquà mon lettre “Clair et confus”, in Matière d’images, redux, Paris, les Différence, 2009.

7 Rodowick 2007: 93.

8 Cf. Aumont: 2008.

9 em n’ai étape échappé à les contagion, cf. Aumont 1991.

10 dedans un intéressant article, qui contredit l’ensemble dans lequel elle s’inscrivent, Eric de Kuyper und Emile Poppe insistent, eux, d’environ l’importance du spectaculaire à lintérieur la branchement entre les spectateur de cinéma et les film. (De Kuyper et Poppe, À ns recherche aux spectateur. Tentative aux mise au clair, à lintérieur Ph. Dubois et al., Extended cinema, op. Cit.).

11 «Il exister à n’en démarche douter certains cas où la présentation ns films ou du vidéogrammes à lintérieur la même etat que des tableaux est légitime <…>. Mais ces quelques catégories singulières ne représentent aujourd’hui qu’une marche infime ns flot d’images dessin animé dont esquive grandes expositions internationales et das musées infligent à de toi visiteurs la vision droit – visiteurs lequel s’abstiennent de protester, contents peut-être qu’on n’exige démarche d’eux il se tiennent venir surplus en équilibre pour un seul pied» (Semin 2008).

12 Gunning 2009: 18.

13 Cavell 1979.

14 Pasolini 1967.

15 de Beauvoir 1960: 50 rang 59.

16 voir le commentaire du Château 2005.

17 Kracauer 1960.

18 Mangolte 2002.

19 Jean-Luc Godard, lettre jusqu’à Nuytten pendant ns tournage aux Détective, Godard par Godard, 2, p. 71-76.

20 Hans Belting, réfce.

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Per citare questo articolo

Notizia bibliografica

Jacques Aumont, «Que reste-t-il ns cinéma?», Rivista di estetica, 46|2011, 17-31.

Voir plus: François ( L Amour Est Dans Le Pré Francois Et Marie Line, Lamour Est Dans Le Pré : Marie

Notizia bibliografica digitale

Jacques Aumont, «Que reste-t-il de cinéma?», Rivista tous estetica , 46|2011, digital dal 30 novembre 2015, consultato cette 02 novembre 2021. URL: http://llywelyn.net/estetica/1634; DOI: https://doi.org/10.4000/estetica.1634

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