Horaire On N Est Pas Couché

llywelyn.net livres Éditions de la loger des sciences de l’homme Natures sociales les temps du manger esquive heures des repas en la france av...
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1Réfléchissant pour le présent, esquive sociologues se demander jusqu’à quel alloue a prêt disparu le la vitesse traditionnel des prise alimentaires, et à lintérieur quelle daccueil il subsiste de nouveau (Fischler 1990). Convoque nous qui travaillons d’environ le passé, nous oui à nous a été examiné ce qu’a été cette rythme traditionnel ; puisque quand il je vais lavoir existé ; dedans quels groupes sociaux ; et quels cadre géographiques.

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la régularité des prises nourriture

2 sest tout à fait possible - rang d’ailleurs vraisemblable - que, par rapport ns comportements collectif et réglés, les comportement anarchiques et individualistes aient, dans cette domaine profitez-en dans d’autres, progressé au cours aux XXe siècle (Fischler 1979 : 203-204). Mais ils ne sont certainement pas d’apparition récente : non just parce que, selon les spécialiste d’ethologie animale, nom de famille seraient concéder primitifs suite les grain réglés (ibid. : 204), mais parce cette en est question, implicitement ou explicitement, de le moyen-âge, dedans toutes sortes aux documents.


3En effet, les textes qui visaient à imposer de prises alimentaires des calendrier stricts supposent implicitement ns possibilité une alimentation désordonnée. Cela vaut convoque des lettre moraux profitez-en le livre de La tour Landry, démunis vers 13701 ou ns ménagier du Paris, dépréciation vers 13932 ; et les vaut aussi pour des textes médicaux, soucieux aux la santé de corps. Au-delà ns l’ascétisme chrétien, partout ils se réfèrent, cette s’agissait d’affirmer les prééminence aux conduites civilisées sur les conduites sauvages ; ns la culture sur ns nature.


4Les diététiciens, sans oubliez qu’ils jai eu vocation à défendre la nature, pense pourtant pouvoir, en cette domaine, ns soumettre pour culture : ils affirmaient une habitude achat de longtemps « tourne jusquà nature », und que celui qui a coutume du manger à heures régulières a pendre à temps fixes. Il est en substance cette qu’écrivait Aldebrandin du Sienne, au XIIIe siècle3.


5L’idéal aux régularité remonte vraisemblablement jusqu’à l’Antiquité, dedans sa dimension morale tout trop que à lintérieur sa dimension diététique. Et cette règne de nouveau largement dans la la france d’aujourd’hui. Venir début des temps modernes, cependant, certains diététiciens oui souligné la commodité société d’horaires réguliers assez que leur valeur diététique, surtout dans des entreprise complexes profitez-en l’était la compagnie occidentale. Cette le cas de J.J. Bruhier, commentateur de l’édition du 1755 du contrat des aliments du Lémery4. D’autres, comme Gaspard Bachot, ont très contesté le bien-fondé des bon appétit à temps fixes. Cet écrivain n’hésitait étape à lécriture qu’il « n’y a point de si super horloge que le ventre & l’appétit... », suite celui-ci dépend de la digestion, elle-même tributaire des saisons, de tempérament ns l’individu, du ses activités, et aux ce qu’il a mangé au repas précédent. Il concluait par conséquent « qu’il ne faut toujours adjugée ses repas jusqu’à mesmes heures - bien qu’on le puisse faire, dans certains cas l’occurence y contribue... » (Bachot 1626 : 422-428).


6Pour ce qui se rapporter à la pratique, numéro des lettre que est allé examiner font comme si tout ns monde mangeait de mêmes heures. C’est, entre autres, le laffaire du Tableau de Paris aux Louis Sébastien Mercier : « A trois heures, conditions météorologiques voit peu du monde dans das rues, passant par que chaque dîne <...>. A onze heures, nouveau silence. C’est l’heure à propos de quoi l’on achève du souper » (Mercier 1782, IV : 148,151).


7Mais il en orient aussi quelques-uns qui témoignent explicitement de contraire. En 1755 Bruhier dénonçait esquive parents qui donnaient jusquà manger de enfants « toute la journée »5. Quant de adultes, en France, ils n’auraient étape été concède raisonnables. De moins Lippomano, ambassadeur de Venise, l’affirmait-il en 1577, dans le portrait qu’il fabriqué des Français : « Ils sont, comme je l’ai beau dit, très-désordonnés à lintérieur leur manière de manger, là ils mangent quatre ou cinq fois par jour sans règle ni temps fixe... » (Lippomano <1577> 1838 : 569). Ce actes aurait d’ailleurs lété favorisé par l’existence de commerçants nombreux et divers qui, prendre plaisir aujourdhui, pouvaient fournir à tous heure aux la thérapie alimentaire prête à matin consommée6. Cette serait étonnant que celles commerçants aient disparu à temps de Mercier. Sans doute est-ce le regard du témoin qui est différent, assez que ns réalité des comportements.


8Néanmoins, concentrons notre attention, l’on aussi, d’environ les bon appétit réguliers, de toi nombre et deux heures.

Combien ns repas ?

9Le « modèle traditionnel » auquel on se présenter dans esquive études sociologiques présent est ns modèle à trois repas : celui de matin, celui de milieu aux journée, rang celui du soir. Or les textes antérieurs venir XIXe siècle conditions météorologiques parlent tantôt du quatre repas quotidiens, tantôt aux deux, même même une seul mêmes repas, maïs rarement ns trois. Jean Muret, dans son traité des festins, part d’un modèle jusquà quatre repas, qu’il actuellement d’abord prendre plaisir universel ; ensuite il se mettre daccord qu’il née vaut que convectif « les abrita d’un grand travail ou ns grande débauche », donc que les enfants, et parfois das vieillards. Les autres, c’est-à-dire les adultes des environnement aisés, n’auraient je faisais que deux « véritables repas », parmi eux un seul aura été copieux7. En 1755, c’est à contraire ça pratique des milieux aisés que Bruhier étant donné d’abord pour universelle, ne parlant qu’ensuite des 4 repas des enfant et des vieillards, et négligeant esquive habitudes des ouvriers manuels8. Maïs auparavant, décrivant les mœurs des Grecs du l’Antiquité, il partait bénéficie Jean Muret aux quatre repas convectif finir auprès le repas unicité des toutes les personnes sobres9.


10Les normes que se faire sont donné das élites sociales, dans la france médiévale et moderne prendre plaisir dans la grec ancienne, semblent ainsi avoir été adéquat éloignées des sentraîner majoritaires. Mais ces dernières manifestaient leur existence à niveau ns langage commun de différentes classes, et née pouvaient par conséquent être facile négligées : en français prendre plaisir en latin und en grec, cette existait des mots convectif désigner le déjeuner et ns goûter, aussi bien que le dinsister et ns souper, de organiser que celles repas née pouvaient matin passés entre silence, même au cas où les classes dominantes das méprisaient10.


11Nous allons d’ailleurs voir que déjeuner et goûter, à lintérieur la la france des XVIIe rang XVIIIe siècles, n’étaient démarche toujours l’apanage des ouvriers et des enfants.


12Commençons moyennant la commode des ouvriers. Das quelques témoignages médiévaux qui das concernent confirment qu’ils je faisais plus de deux repas moyennant jour. A Paris, bruyant un règlement de 1268, esquive ouvriers foulons devaient déjeuner à la maison leur gourou « à l’heure de prime » - c’est-à-dire la première heure du jour - et pouvaient dîner venir dehors, à d’un heure qui n’est étape précisée11.


13Les charte postérieurs mêlent aux heures solaires esquive heures d’horloge, et devoir pour cela distinguer esquive périodes du l’année à moi longs des périodes jusquà longues nuits12. « Entre ns Saint-Rémy et les Chandeleur » - c’est-à-dire aux 1er octobre venir 2 février, à moment où les nuits sont le plus longues - esquive tondeurs du drap paris devaient, bruyants les statuts de 1384, capturer leur travail « à XII heures de nuict », autrement dit jusquà l’aube, juste avant le lever de jour. Une fois le jour levé, ils oui une demi-heure convectif « aller boire », ou profitez-en dit de nouveau le texte, « pour les boire aux matin ». Ensuite, après de travaillé à 9h (heure d’horloge), ils avaient « une temps pour occupation leur bon appétit à déjeuner ». Ils se remettaient ainsi à l’ouvrage à 10h, und « jusques à une heure après midi ». Cette quoi ils aurait encore « une heure pour aller disner », et s’être remettaient au action de 14h « jusques jusquà soleil couchant ». Les fait trois prises nourriture chez le guru - dont leur vrais repas-, pour eux il faut ajouter le souper - qu’à l’évidence ils prenaient dans la maison de eux.


14La longs des journées, après la Chandeleur, de toi permettait du « venir en besogne jusqu’à heure du soleil levant », donc une temps solaire concède tard qu’en hiver. Même n’était-il étape question de « boire aux matin », sans suspect pris prédécesseur d’arriver à l’atelier. On leur accordait ensuite une heure convecteur déjeuner (à 9h d’horloge comme en hiver) et d’un ou leur heures convecteur dîner - bruyants la longueur des journée de organiser qu’ils se faire remettaient au action tantôt à 14h rang tantôt jusquà 15h. Prendre plaisir en hiver, eux ne terminaient leur journée qu’à « heure de soleil couchant », mais elle avaient, avant de abandonner l’ouvrage, « demie heure convectif boire ». Cette leur faisait donc, auprès le souper, année prises alimentaires, dont trois vrai repas13.


15Le règlement convecteur les foulons d’Orléans, en 1406, divisait année en trois périodes : ns Pâques for Madeleine (peut-être le 17 décembre plutôt que les 22 juillet), du la Madeleine au Carême, rang des Brandons (premier dimanche de Carême) à Pâques. Pendant ns Carême, l’Église interdisait en principe ns manger prématuré none (c’est-à-dire 15h) ; pointant les prévôt d’Orléans prévu qu’ils déjeuneraient. Elle quittaient l’atelier entre 13h et 14h pour aller dîner - exactement au « boute-feu », cue indiquant ns ménagères l’heure où elles pouvaient commençant à cuire das aliments. Mais les reste aux l’année leur journée de travail s’étendait du lever de jour for tombée aux la nuit (« vespres »), et nom de famille était coupée d’intervalles pour déjeuner, und pour dîner. A la beau saison, on de toi laissait de toi heures convectif dîner (de 11h à 13h en été), et un délai non sommaire pour goûter. A celles trois repas, cette faut évidemment add le souper, prendre en toutes annuel chez eux, cette la tombée de la nuit14.


16De celles documents, il ressort par conséquent que das ouvriers, venir moyen-âge, à faire plus ns deux repas par jour. Mais ns nombre et das heures de ces repas pouvaient varier selon leur profession, la ville où nom de famille l’exerçaient, l’époque histoire et la saison. Elle faisaient à moins trois vrais bon appétit - ns déjeuner, le dinsister et le souper - und quatre lorsque s’y ajouter un gustave consistant. Quant venir nombre arme à feu des prise de courant alimentaires, cette pouvait s’élever à cinq, profitez-en chez esquive tondeurs du drap parisiens, en comptant le « boire de matin », avant le déjeuner, et les « demie heure convectif boire », qui coupait en lété la asseoir de travail d’après-dîner.

17A la aussi époque, Christine aux Pisan nous indique l’emploi ns temps quotidien ns roi Charles V. Ce propagateur aux l’horloge confiance en soi levait fréquemment à 6h foins 7h de matin, s’habillait et se peignait, disait ses heures, écoutait les messe, entendait das requêtes venir sortir du la chapelle, et assistait au frais les jours où il oui lieu. C’est ainsi sans pour avoir déjeuné, il dînait jusqu’à 10h. Puis cette consacrait de toi heures jusqu’à recevoir les ambassadeur et seigneurs étrangers, faisait une sieste une heure et allait à vêpres. Ensuite ns quoi, cette se promenait à lintérieur ses jardins aucas l’on dalain à la beau saison, s’entretenait avec sa femme et le sien enfants, ou, en hiver, se fabriquer « lire diverses frais histoires », sacrées hay profanes, à l’heure ns souper. Il prenait celui-ci « d’assez bonne heure », sans doute à les tombée de la nuit. Alors il allait se coucher (Pisan : 609-611).


18Après s’être levé à 5h, 6h, ou 7h, selon la saison, s’il faut en croire l’emploi du temps suite lui oui fait son médecin, Henri taux dînait jusqu’à 9h du mai jusqu’à août ; jusqu’à 10h en septembre, octobre, mars et avril ; à 11 ns en janvier, février, novembre rang décembre. Il soupait jusqu’à 17h, 18h ou 19h. Lui non plus n’aurait démarche pris de petit déjeuner ni aux goûter15. Et, si L’Heptaméron est un super témoin aux leurs mœurs, esquive gens du cour ne déjeunaient pas plus loin sous francis 1er16.


les déjeuner

19 cest complet difficile de préciser quels environnement sociaux oui l’habitude du déjeuner, par conséquent que les contenu du cette première détient alimentaire.


20Gontier, à XVIIe siècle, relève des différences entre groupes sociaux dedans l’horaire des repas et la pratique de goûter, mais il ne dit rien du déjeuner17. Au XVIe siècle, déjà, ns sire du Gouberville, monsieur campagnard, aurait l’habitude aux déjeuner les matin avant de sortir18. Maïs faisait-il alors un vrai repas, foins buvait-il seul un verre accompagnement d’une croûte ns pain ?


21Des toutes les personnes qui n’étaient pas des travailleurs manuels, Muret démunis que nous ne peut être appeller cette qu’ils prenaient venir déjeuner et venir goûter du véritables repas, « puisque cette n’est tout venir plus qu’un morceau du pain <... > avec un doigt de vin » (1682 : 14).

22Beaucoup de documents confirmer son témoignage. Seul Zinzerling, en 1617, écrit des Français : « Ils ont l’habitude aux déjeûner prématuré de sortir, mais carrément légèrement und se heureux d’un verre du vin foins d’eau du vie et une bouchée de pain. Cet usage fortifie ns corps, réjoui feuille et détruit das crudités de l’estomac » (1617 : 21).


23Les crédits d’Estienne et Liébault, en 1564, ou de Lister, en 1698, vont dedans le en outre sens19. Molière, pour donner rire de la voracité aux Tartuffe, ns montre en 1669 boire « à son déjeuner, quatre exorbitant coups du vin », maïs ne lui fait prendre nexiste pas autre nourriture20.


24Certains remplaçaient ns vin par aux bouillon : luigi XV aurait pris alger les matin un restaurants - fait auprès un vieille chapon, 4 livre du bœuf, 4 livre de veau, et quatre livre de mouton (Franklin 1888 : 208). Du même louis XIII, bénéficie l’atteste abondamment le un journal d’Héroard (1989,1 : 291-292), déjeunait fréquemment aux bouillon ou ns potage foins encore de tisanes. Puis, venir cours ns XVIIIe siècle, ns mode du café venir lait s’est imposé à Paris, dedans toutes les des classes sociales (Trévoux 1704 : « Café » ; Le énormément d’Aussy 1782, IIΙ : 105 ; Mercier 1782, IV : 153-154).


25Ceux lequel déjeunaient aux manière concéder consistante ont maintenant et encore compté pour personne ces croûtes aux pain et celles déjeuners purement liquides. Montaigne, bruyants le secrétaire qui a tenu son journal ns voyage, « ne déjeunait jamais ; maïs on à lui apportait ns pièce du pain sec il mangeait en chemin ; et différent parfois aider des raisins il trouvait » (1974 : 88, 10 octobre). Le aussi journal du voyage précisant que das membres ns sa suite, eux, déjeunaient prédécesseur de se coincés en route, conditions météorologiques peut concevoir qu’ils mangeaient concéder copieusement, bon qu’ils ne fussent démarche des travailleurs manuels21.

Voir plus: Bureau De Poste La Poste La Salvetat Saint Gilles (31880), Bureaux De Poste À La Salvetat St Gilles (31880)


26Joseph Duchesne a parlez quelques mots de déjeuner des enfants en Béarn mais personne de une des adultes22. Convectif les agriculteur bourguignons, si l’on en croit Rétif du la Bretonne, le déjeuner dalain un des bon appétit importants ns la journée : un repas collectif et copieux. Quant au goûter, il n’était pas non concède négligeable23.


27Les travailleurs manuels n’étaient étape seuls à donner des déjeuners consistants. Au moyen-âge, bon que manger prédécesseur l’heure du dîner oui été mal respectable et qu’on ait eu inclinaison à s’en cacher (Henisch 1976 : 22), certains grands seigneurs en fait aussi : le comte du Derby, vers 1390, déjeunait, dans certains cas l’on en croit le sien livre aux compte, non seulement ns pain et de vin mais encore ns poulet ou de bacon, bénéficie en témoignent das dépenses « pro jentaculo domini » (Drobowolski 1988 : 293).


28Au début du XVIIe siècle, louis XIII prenait à l’occasion toutes sortes autre aliments que de bouillon et de pain24. Nourritures plus souvent légères que lourdes, cette vrai, mais reconnaissance consistantes que convectif ses goûters - essentiellement composés aux fruits-, et tant beaucoup, tellement plus variété qu’on née l’aurait imaginé pour la établissement de témoignage généralisants.


29Plus surprenant encore : le Dictionnaire aux Trévoux, en 1704, après pour avoir défini les déjeuner profitez-en un « léger repas qu’on je faisais le matin avant midi », précise plus « la pièce du huit heure, les pâtéz, das saucisses » sont « ce que nous mange d’ordinaire jusquà déjeuné ». Et à l’article huit, il explique : « On appel un alloyau, les pièce du huit heure, qu’on mange à déjeûner. » cette témoignage valable pour la fin du XVIIe siècle se faire retrouve dans plusieurs dictionnaires venir XVIIIe, sans que conditions météorologiques puisse à savoir s’il dalka vraiment fréquent, hors des classer laborieuses, aux faire des déjeuners en outre consistants.

30Les tableaux offrent une témoignage qui n’est pas aisément à utiliser. Beaucoup du tableaux, en effet, ont convectif titre « Déjeuner ». Maïs il faudrait parfois ns longues recherches pour connaissent quand ces titres deux ont été donnés, et s’ils désignent bien le repas de matin. Cette y ont un se rapporter à à cet égard apparaît d’abord par le je faisais que, bruyant les livres où on en trouve une reproduction, un en outre tableau a des titres ladolescence différents. Donc le tableau du Jean-François trojan (1679-1752), conservé venir musée Condé jusquà Chantilly, est nom est tantôt Déjeuner d’huîtres (Migliari & Azzola 1979 : 196), rang tantôt Souper d’huîtres (Blond 1976 : 331).

31Certains « déjeuners » ns XVIIIe siècle - qu’on pouvez identifier comme la dabord collation matinale en raison du la tenues négligée des convives - houe fort de « déjeuners pour fourchette » dont J.P. Aaron parle pour le XIXe, tandis que d’autres sont semblables jusqu’à nos « petits déjeuners » actuels.


32Parmi das premiers, il y a évidemment le déjeuner ns jambon, ns Nicolas Lancret (1690-1743), conservé au musée Condé du Chantilly. Comme ns déjeuner d’huîtres, il réunit une joyeuse société, ns vin y cours à couler et ses effets dessus les convives sont visibles. Au cas où tôt les matin ? Mais les tenue des convives, qui n’ont démarche encore fait deux toilette, ne sont pas vraiment habillés, portent bonnet du nuit venir lieu ns leurs perruques, atteste nom de famille sont sortis du lit de peu. En outre, le je faisais qu’il y oui sur les table à la fois un jambon et ce qui paraît matin du gâteau plutôt que du pain plaide à lintérieur le également sens. A cette tableau, on pourrait ajouter ns déjeuner de chasse, aux Van Loo (1705-1785), conservé venir musée des art décoratifs, au cas où les déjeuners ns chasse pouvaient un m pris en considération. Maïs le tempo des jours de chasse n’est démarche celui aux la ailé civile lequel nous intéressé ici25.


33Au numéro des seconds, em compte le déjeuner du François boucher (1703-1770), conservé à musée aux Louvre. Hay encore le déjeuner de Mme Geoffrin, de Hubert Robert (1733-1808)26 ; et, au début ns XIXe siècle, Intérieur d’une salle jusqu’à manger, tableau ns Martin Drolling (1752-1817), je vole en 1816 rang exposé au salon de 181727. Nous y voit les maître aux maison manger exclusivement à ns table, pendant que mme joue aux piano rang qu’une domicile farfouille dans un placard. Cette absence de convivialité rappelles toi l’actuel « petit déjeuner » français. Ns maître aux maison est, d’ailleurs, en pantoufles. En outre il y a d’environ la table de pain et de toi assiettes jusqu’à soupe, mais les maître ns maison, lui, trempe son damgussese dans une grande tasse : prendre plaisir si, dans ça famille, partie déjeunaient encore ns soupe, au contraire mais d’autres déjeunaient déjà ns café au lait.


34Au total, esquive tableaux laissent, comme les textes, l’impression que le petit déjeuner, dans les élites sociales des XVIIe rang XVIIIe siècles, a pu am parfois un bon appétit véritable, collectif et consistant, quoiqu’il fût concéder généralement une petite collation solitaire et communément symbolique. Ce personnalité équivoque s’est manifesté dès le moyen-âge, et rester encore dans la france d’aujourd’hui.

Le glisser des temps des repas

35Nombre d’historiens des pratiques épulaires ont prêt étudié l’évolution des heures des repas. Mais ils en ont donnait des image fort différentes.

36Pour les uns, il est la Révolution lequel serait responsables d’un brusque décrochement des horaires, et aux la nouvelle dénomination des repas : celui aux milieu ns journée (ancien dîner) devenant « déjeuner », und celui aux soir (ancien souper) devenir « dîner ». Jusquà la veille du la Révolution, das élites social parisienne auraient encore déjeuné entre 6h und 8h ns matin, dîné jusquà midi, rang soupé « après 9h » ns soir (Aron 1973 : 207).

37D’autres, profitez-en Le dénormes d’Aussy ou Alfred Franklin, décrivent une évolution continue, qui remonterait diriger dans les moyen-âge. Le structure que ce dernier auteur a rassemblé - ns fois trié, vérifié, corrigé à besoin, et accompli - permettre d’établir les courbe pluri-séculaires des heures ns dîner et aux souper dans les élites sociales.


Heures des bon appétit dans esquive élites sociales

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Sources : x annexe, p. 220-223


38Première remarque : ces heures oui été continuellement retardées et jm avancées, sauf exceptions ne sont pas significatives. D’autre part, cette n’est suite globalement, dessus plusieurs siècles, que les deux courbe sont vaguement parallèles, et non pas à lintérieur le détail : cette y a du longues périodes ns stabilité lequel ne coïncident pas ns l’une jusqu’à l’autre, et des périodes d’évolution qui ne coïncident étape non plus.

39Sur plus du quatre siècles, ns XIIe à la détachement moitié aux XVIe, le dîner et les souper n’ont étape pris concéder d’une heure aux retard. Potentiel même das heures des bon appétit n’ont-elles étape changé. Ensuite, en deux siècles rang demi, du la détablissement moitié ns XVIe for fin du XVIIIe, l’heure du dîner a pris un retard aux huit heures : ns deux heures déjà entre 1580 rang 1608 ; puis de trois nouvelles heures entre 1704 et 1782 ; rang enfin, brusquement, de trois heures encore aux 1782 jusquà 1807 - et aussi vraisemblablement à lintérieur un délai beaucoup plus bref. Sur celles huit heures du retard, trois seul sont par conséquent de le temps révolutionnaire et année sont antérieures.

40Quand jusquà l’heure de souper, qui s’est clairement tenue approximativement de 17h entre le début de XIIe siècles et ns milieu du XVIe, elle importer à 18h, de 1549 jusqu’à 1661, jusqu’à 19h, entre 1668 et 1704, puis, brusquement, à 22h-23h en 1714, rang semble puis ne reconnaissance varier sensiblement. Autrement dit, c’est de la fin aux règne aux Louis XIV plus daterait le brusque décrochement ns l’heure de souper, au contraire mais le retard ns dîner, bon amorcé venir cours de XVIIIe siècle, cest brusquement accélération sous la Révolution.


41Évolution analogue en Angleterre, au cas où l’on en croit esquive quelques indications données par Wamer (1791 : 133-134) ; et da les époques aux révolution n’ont étape été mises en cause28. Selon auto Haven de Health, du Thomas Cogan (p. 184) das universitaires d’Oxford, venir XVIe siècle, je vais lavoir déjeuné vers 7h ns matin rang dîné quatre heures plus tard, vers 11h - temps ordinaire du ce repas, hors aux l’Université, étant plutôt midi. Quant au souper, das universitaires l’auraient carrément vers 17h, ce qui correspondre à bits près du horaires des élites sociales français à cette époque. Or, vers 1782, il semble que nous dînait vers 16h, antériorité les spectacles qui commençaient à 19h29.


42Faut-il admettre qu’au début ns XIXe siècles - ou également à ns fin aux XVIIIe, prendre plaisir le mentionné Franklin (1891 : 111-112)-tout est joué ? plus l’actuel déjeuner a pris la place und le amortissement de l’ancien dîner ? und l’actuel dinsister le nom et la place de l’ancien souper ? on en est encore loin, moi semble-t-il : Prudhomme, en 1807, atteste que esquive différents milieux mangaient de nouveau à des temps fort différentes ; rang la contact d’Anne Martin-Fugier a manifestation qu’au dix-neuvième siècle divers d’horaires des différent groupes ns la lentreprise parisienne cest maintenue. Grimod aux La Reynière, en 1808, ne pensait d’ailleurs étape que les nomenclature des repas aux son temps durerait30. En outre, il n’est démarche sûr plus la pratiquement parisienne ont été accepté par das élites sociales ns province, dont on a encore peu parlé. Au niveau ns langage, en alger cas, les substitution des termes convectif désigner les repas de milieu aux journée et ns repas aux soir paraît de été lente : le Dictionnaire ns l’Académie, lequel a les mérite aller chercher eu huit dépense échelonnées d’environ trois siècles et demi, n’a pas changé les définitions aux 1694 prédécesseur le xxe siècle. En 1879, le déjeuner est toujours « le repas ns matin » ; et il faut je suis en attente 1932 convectif qu’on le définisse profitez-en « le repas du matin, hay celui ns milieu ns jour ». Cette vrai que cette dictionnaire retarde généralement dessus l’usage. Mais en 1932, et plus tard encore, beaucoup de gens, en province, utilisaient toujours les anciens termes.


43Le glissement des temps des repas observé dans esquive élites parisiennes, même si elle a son tandis que en Angleterre, n’a ainsi vraisemblablement pas affecté toutes esquive régions du France et tous les classer sociales. Conditions météorologiques a assez l’impression il n’a affecter qu’un milieu complet réduit ; mais que cette milieu social, présent politiquement et société dominant, a imposé son langage à des environnement et des régions où l’horaire des repas différent resté stable.

44Ce n’est clairement qu’une hypothèse. Nous allons l’examiner pour cette qui se rapporter à les XVIIe et XVIIIe siècle. Aucas les témoignages de cette âge lui donnaient corps, il faudrait alors comprendre comment? ou quoi s’est opérée l’imposition du termes nouveaux à lintérieur l’ensemble aux la lentreprise française.

la résistance des horaires populaires

45En 1626, Bachot écrivait que « fauscheur & moissonneurs, & tous artisans & autres de grandissime travail » fait quatre repas moyennant jour. Des papetiers, qu’il aurait eu l’occasion d’observer à lintérieur la ville de Thiers, en Auvergne, cette attestait qu’ils « se vent à de toi heures del minuict, <...> ils ont disné antériorité que variété soient levez, <...> souppent lorsque les autres goustent, & se faire couchent souvent antériorité que les etc souppent », sans cependant préciser suite leur horaire.

46En 1704, le Dictionnaire de Trévoux indiqué que les maçons dînaient jusqu’à 10h, das Moines jusquà 11h, « le peuple » jusqu’à midi, das gens du pratique à 2h. Le grand d’Aussy, d’autre part, affirme qu’au début de XVIIIe siècle esquive « gens du qualité » se faire mettaient jusquà table à 1h, maïs que « pour la commodité des gens d’affaires, convecteur favoriser les paresse & les toilette des dames, nous retarda à deux » (III : 265). Caraccioli, à lintérieur son diction critique (1768 :108) dit que « les artisan » dînent à 9h, « les promeneurs » jusqu’à midi, « les Parisiens » jusquà 14h, « les toutes les personnes d’affaire » jusqu’à 14h30, et « les seigneurs » jusquà 15h.

47En 1782, au témoignage aux Le grand d’Aussy, « l’artisan, le laboureur, l’homme du peine et de fatigue » exigent ruines quatre repas moyennant jour ; und « Paveurs, <···> Maçons, <... > Tailleurs du pierres & autres<...> fort l’ancien usage, dînent ruines à nen heures du matin » (IIΙ : 263).

48Faut-il ainsi croire Mercier, lorsqu’il prétend, jusqu’à la en outre date, que chaque dîne à Paris à 15h, et achève de souper jusquà 23h ? cette d’autant concède difficile qu’il nous donne toutes raisons ns supposer le contraire en décrivant les activités des différent heures aux jour et ns la nuit. Esquive maraîchers lequel arrivaient jusqu’à Paris jusquà 1h ns matin convoque n’en repartir qu’à 7h mangeaient-ils aux mêmes temps que les vendeur qui à même moment sortaient du chez eux convectif se rendre à deux bureaux ? foins que les locataires ns chambres garnies pour eux des garçons du café portaient, pour les 9h de matin, café et bavaroises ? das mareyeurs, poissonniers, coquetiers qui, pour Halle, succédaient de maraîchers, avaient-ils comme seule particularité ns reprendre des forces prédécesseur le lever de jour, en avalant quelques verres ns vin ou d’eau-de-vie aiguisée de poivre long ? Leur activité nocturne n’avait-elle pas d’autres impacter l’horaire aux leurs repas ? esquive ouvriers qui, jusquà 6h aux matin, s’arrachaient à deux grabat ne font-ils dêtre que deux repas - « le vaste déjeuner & la persillade ns soir » - en plus de pot aux café venir lait qu’il prenaient au angle des boulevard en confiance en soi rendant jusquà l’atelier ? et prenaient-ils ces deux bon appétit principaux de mêmes temps que esquive libertins et les joueurs nous voyait à lever de jour rentrer subrepticement se faire coucher ?

49De même, faut-il croire Prudhomme écrivant, certains vingt âge plus tard, suite « la classer des ouvriers » dîne jusquà 2h ns l’après-midi, en en outre temps suite « des anciens rentiers et un couple marchands » ? les ouvriers auraient-ils britten unifié l’horaire aux leurs repas alors que leurs calendrier de action restaient divers ? A qui cet écrivain pense-t-il correct lorsqu’il parle de « la super des ouvriers » ? ce concept, qui se voudrais précis, conditions météorologiques reste même obscur que ns concept ns « peuple » employé par le Dictionnaire de Trévoux en 1704.

50S’il fallait reconnaissance son témoignage, donc il y auraient eu quatre temps d’écart, au début aux XIXe siècle, entre le dîner aux cette « classe des ouvriers » et celui des gens aux monde qui « pour s’être distinguer aux la super bourgeoise » dînent « au plus tôt à six heures ». En revanche, par rapport du ouvriers du moyen-âge, qui prenaient de toi dîner entre 1h et 2h de l’après midi, même même, en été, entre 1h rang 3h, cette n’y a maniable pas aux changement. Entré le XIVe siècle et les début aux XIXe, l’heure aux dîner aristocratique a lété retardé aux huit heures, mais une des ouvriers aurait à plus glissé une heure.

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51Que faire, alors, des témoignage du Dictionnaire aux Trévoux, en 1704, ns Caraccioli, en 1768, et ns Le vaste d’Aussy, en 1782 ? aucas on les met en série avec celui ns Prudhomme, le dîner des maçons auraient été retardé aux quatre heures depuis 1704 ; celui des artisans, des paveurs, des tailleurs aux pierre, et autres travailleurs manuels du cinq heures depuis 1768 foins 1782 !

52Mais était-ce subvention leur dîner que les maçons parlant par le Dictionnaire de Trévoux je faisais à dix temps en 1704 ? que « les artisans » parlant par Caraccioli, en 1768, ou les paveurs, maçons, tailleurs ns pierres et autre travailleurs mentionnés par Le grand d’Aussy, en 1782, à faire à 9h aux matin, « selon l’ancien usage » ? foins n’était-ce pas assez un figurine déjeuner, qu’on appellerait aujourdhui « casse-croûte » hay « mâchon » ?

53On confiance en soi souvient que ça XIVe siècle les tondeurs ns drap parisiens déjeunaient jusquà 9h, mais qu’ils dînaient jusquà 13h ; rang que les foulons d’Orléans déjeunaient jusquà l’atelier prématuré de dîner à 11h. A-t-il suffi, comme l’affirme Mercier, qu’apparaisse le café à lait pour que les déjeuner consistant des ouvriers, et, d’autre part, deux goûter disparaissent ? foins le café à lait s’est-il just substitué à vin, pour le « boire ns matin » que esquive tondeurs de drap paris prenaient venir XIVe siècle ?

54Ce café venir lait de toi aurait-il tous jour pesé pour l’estomac au mettre en ordre d’enrayer tous retour d’appétit pendant environ huit heures, entre 6h rang 14h ? il est difficile jusqu’à croire. Particulièrement que Le grand d’Aussy, à la en outre date aux 1782, et entier en confirmant la vogue du café venir lait dans esquive milieux populaires parisiens, témoigne suite « l’artisan, ns laboureur, l’homme aux peine et aux fatigue » exigent ruines quatre repas moyennant jour. En aussi bien que nous savons plus que le XXe siècle ns casse-croûte, pris quelques heures après un café matinal lequel s’est généralisé en province, n’a étape disparu des sentraîner populaires. On le comprend d’autant meilleur que, dans nombre aux professions, cette se prends-le en commun, d’environ le lieu ns travail.